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28.11.2005

L'eau, un peu plus loin

Le 28/11/2005

Juste comme ça pour inaugurer ma nouvelle rubrique : Oui... les limites où sont elles ?

Aujourd'hui : l'eau

Nous étions sur une plage du sud ouest, dans les landes. Le soleil était chaud. On sentait sa grosse langue brulante passer sur nos peaux qui en rougissait de honte. Peu de vent. Du sable. Les quelques bruits des passants qui connaissaient eux aussi ce dernier coin de tranquilité rescapé des touristes.
C'était la sieste pour la plupart d'entre nous. La détente à son zenith.

Dans ces moments là, je suis souvent le seul à ne pas dormir. Je regardais la mer, cette immensité, cette masse d'eau, ce monstre énorme. Elle était calme, imposante, fascinante, attirante. Je suis resté un long moment à la regarder et je n'ai pas su lui résister.

Je suis parti tranquilement à sa rencontre. En avançant, le sable chaud et sec sous mes pieds laissait sa place à des petits coquillages et des petits cailloux, puis vint un sable humide et compact, et enfin l'eau. Le bout des vagues qui lèchent le sol et les doigts de pied au passage, plein d'écume, s'échouant. L'eau était fraiche en comparaison de la chaleur de l'après midi au soleil. Je trempais une main puis continuai d'avancer. Je regardais toujours droit devant moi cette étendue immense, toute cette eau, ce dragon tranquile. J'entrais peu à peu dans l'eau. Les mouvements de l'eau me tiraient un peu de tous côtés mais je continuais d'avancer, inexorablement, attiré. J'entrais plus profond dans l'eau. Jusqu'au cou.
Puis je me suis arrêté. Dans le creux des vagues j'avais encore pied, mais je devais me laisser porter par les vagues pour me maintenir la tête hors de l'eau. C'était ma limite : je ne sais pas nager.

J'étais bien. Calme. On dit que les limites n'existent pas vraiment, qu'on ne peut pas les dépasser mais pourtant on peut les repousser. Ca n'a vraiment aucun sens dans ce cas. J'ai repoussé la limite. J'ai avancé plus loin. Je voulais voir, franchir. J'étais vraiment tranquile, attiré par une sireine invisible inaudible mais bien présente devant moi. Peut-être que franchir la limite c'est quelquepart accepter de ne pas revenir, ne pas penser à la terre ferme derrière. Vivre l'instant, à fond. Je me suis surpris à presque savoir nager. Je flottais tant bien que mal. Je bougeais mes bras et mes jambes dans tous les sens. Bref moment d'euphorie, j'avancais vers l'inconnu, sans me soucier. Je ne faisais plus qu'un avec la mer. J'entrais dans cette immensité, je caressais le dragon.

On dit repousser ou franchir une limite ? Comment sait-on ? Jusqu'où ?

Ca a commencé par la fatigue. Je perdais mon souffle et je sentais mes muscles me tirer. L'espace d'un très bref instant j'ai pensé à la plage, au retour. Très soudainement l'eau est devenue hostile, un danger. J'ai fait demi tour. Mais pas moyen d'avancer. Affolement. Un courant, une main invisible me retenait. Le bord de l'eau si proche devant moi, la mer, cette énorme bouche ouverte, monstre affamé dans mon dos, avalant l'eau, m'aspirant. Panique.
La fatigue s'est transformée en crampe, cette crampe au molet qui me fait rigoler à chaque fois. Là je ne rigolais pas. Puis la tasse. Des alternances d'images, le ciel bleu azur, et cette vision trouble sans fond, verte, sous marine. Alternance du bruit du vent, des vagues, et de ce son sourd sous l'eau, comme un bruit de fond assourdissant, les vagues entendues d'en dessous. J'ai compris que je me noyais. J'avalais de l'eau.
Et quelque part dans ma tête cette petite voix qui me disait que c'était enfin fini, que je pouvais me laisser aller et profiter de ces derniers instants de vie. Quelquepart, une sorte de libération, de soulagement. Brève idée que j'allais nourir les petits poissons et me dissoudre dans l'océan...

Je suis convaincu d'avoir eu une perte de connaissance très brève une première fois. Ou alors c'est la panique qu'un mécanisme inconscient a supprimé de ma mémoire. Et j'ai heurté quelquechose de dur sans savoir ce que c'était au début. Je me suis senti agrippé et j'ai eu une seconde perte de connaissance plus longue cette fois.

En réalité je ne me suis jamais noyé. On m'a sorti de l'eau bien trop tôt pour que de l'eau ne rentre dans mes poumons (j'ai juste eu droit à de bonnes tasses). Maintenant je me demande simplement. La limite elle est où ? Aurais-je pu aller plus loin encore ? Pourquoi est-ce que j'ai envie malgré tout de le savoir, d'éprouver cette limite ? Envie d'y retourner...

14:16 Publié dans Limites | Lien permanent

Commentaires

m'enfin... pourquoi t'as enlevé les brassards des indestructibles??????

Ecrit par : Cécile | 28.11.2005

oui pourquoi? pourquoi a t'on toujours envie de la repousser?
pourquoi on y retourne, alors que çà fait mal?
l'eau...beurk!
pour une Bretonne, çà la fout mal non?
je préfère la montagne
quelle expérience terrible tu as vécu, j 'en tremble...

Ecrit par : laouenanig | 28.11.2005

pareil... je sais pas nager et l'ocean me fascine... ai fini de te lire en apné !!

Ecrit par : Cécile | 28.11.2005

Moi quand j'ai failli me noyer, j'ai rencontré un sauveur très beau.

Et quand tu veux des comm intelligents et utiles, n'hesite pas a m'appeler.

(beau texte)

Ecrit par : ab6 | 28.11.2005

hips! me noyer?? quel horreur en plus dans l'océan :S
j'aurais pas voulu être à ta place

Ecrit par : Jove | 28.11.2005

ah c'est là que tu as bu la tasse!!! non je rigole, moi j'suis un vrai petit poisson mais d'autres choses me font peur tout en me donnant envie d'y retourner, voir ou sont mes limites. a quoi servirais la vie si on connaissait toutes nos limites? aprés tout sans prises de risques, la vie ne serait elle pas monotone et ennuyeuse?
bon je répétes des banalités bien sur mais en gros si on pouvait pas s'amuser et ce surpasser quest ce qu'on se ferait chier....

Ecrit par : pitchounette | 28.11.2005

Cécile :> bah les indestructibles ils laissent des marques de bronzage... et tous mes copains ils se moquent de moi !!!! En tout cas je suis super content, j'ai fais une note à couper le souffle :)

Laou :> Oui l'eau beurk... je préfère le chouchenn :)))
D'ailleurs la bretagne ce n'est pas que la mer, il y a les monts d'arrée aussi (ses korrigans et son chouchenn hihihihi). Alors aucune honte à ne pas aimer l'eau ! Sinon oui la montagne je préfère aussi... je ne suis pas un loup de mer :)
Ceci dit, l'experience n'était pas si terrible, vu l'état d'esprit dans lequel je me trouvais. Ce qui était le plus frappant c'est cette autre volonté, celle qui m'a fait faire demi tour, l'instinct de survie je suppose. Il y a toujours une dualité entre instinct de survie et pulsion de mort, une sorte de combat livré en permanence, l'un nous pousse à la noyade, au laisser aller, au calme, à une sorte de paix morbide, l'autre nous donne une énergie animale, insuffle l'adrénaline, crée cette peur, cette panique reflexe qui nous pousse à survivre.
Finalement le tout m'évoque l'image d'un funambule sur une corde...

AB6 :> (Merci mamantefillette) Rhaaa j'aurais bien aimé être dans alerte à malibu moi aussi :))) bon là c'était pas trop le cas :(

Jove :> Même pour un beau sauveteur ? ;)

Pitchounette :> Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi... tu peux avoir une vie tout à fait agréable et équilibrée sans avoir à chercher tes limites et sans prendre de risques. La notion de "se faire chier" ou de "s'amuser" dépend juste du tempérament de chacun.
On peut même penser le contraire dans ce cas précis : quelqu'un qui a une vie comblée, qui sait et qui apprécie ce qu'il a dans les mains, celui-là crois-tu qu'il irait mettre sa vie en danger ? N'est-ce pas plutôt parceque certains n'ont rien à perdre, ont un creux dans leur vie qu'ils frôlent la mort pour se sentir vivre ?
Bon ce ne sont que des questions hein... après tout j'en sais rien. Je pense qu'il y a de tout dans ce bas monde, et justement je pense qu'on peut être heureux et s'amuser d'une vie simple sans risques.

Ecrit par : doun' | 30.11.2005

oui oui je comprend parfaitement ce que tu veux dire et je suis d'accord avec toi mais crois tu qu'il existe des gens totalement comblé? ne crois tu pas que justement, il y a une ombre en chacun de nous et que vient un moment cette ombre, on ne peut plus l'étouffer. je pense a cette fameuse crise de la quarantaine (pour donner un exemple assez léger) ces personnes ont atteint un certain age et qui remette en question ce "qu'ils ont dans les mains" justement. Aprés tout dépasser les limites ne veut pas forcément dire faire un saut en parachute et ne met pas forcement en danger la vie.
Non non je crois vraiment que l'on n'est pas forcément obligé de flirter avec la mort pour dépasser ces limites, éprouver le frisson du danger ou même se sentir vivant.
(c'est mon avis mais peut être va tu trouver que je m'égare...)

Ecrit par : pitchounette | 30.11.2005

mais dans le fond on est d'accord.... quand même

Ecrit par : pitchounette | 30.11.2005

Moi je crois que tout dépend des caractères.. La limite elle est là où on se la fixe...
Je pense que globalement nous n'avons aucune limite si ce n'est que celles que nous nous fixons.
Te connaissant (si peu ... :p), et étant un peu pareille, on a cet espèce de truc en nous qui fait que "je préfère vivre que de ne pas essayer"... le problème c'est que quand on est dans des phases d'excès, la notion de "danger" pour nos propres vies est repoussée assez loin. A celà s'ajoute les caractères ayant besoin de sensations fortes pour se sentir vivre effectivement.. C'est un peu le problème des sportifs de sports extrêmes.. ou autre. L'adrénaline est absolument géniale, mais c'est aussi le fait de "jouer" tout le temps en qqe sorte avec quelque chose qui est potentiellement dangereux qui provoque cette adrénaline..
C'est la même chose dans les relations de couple/sentimentales... Certains caractères (et j'en fais aussi partie) ont besoin de sensations fortes. Alors c'est génial pour pas mal de choses mais parfois on a besoin aussi d'apaisement, apaisement qui est difficile à trouver... pour des caractères comme nous :)

Voilà ce que j'en dis moi....

Ps : Sinon pour Noel Doun, je veux bien t'acheter une jolie bouée rose à poids jaunes...

Ecrit par : Bouh | 30.11.2005

Bon j'ai longtemps hésité avant de mettre ce commentaire... je vais passer pour un morbidopathe mais soit, allons y gaiement hein :)

En fait quand je suis parti dans l'eau et quand j'ai voulu aller plus loin ce n'était pas le danger ni le dépassement de soi que je cherchais, mais bien la mort. La limite n'était pas dans le risque encouru vu que je ne risquais rien d'autre que ce que je souhaitais d'une certaine façon. Mais il y avait bien une limite finalement, celle qui te dit que non, que tu veux vivre et qui fait que tu survis malgré tout. C'est cette limite là qui m'intéresse. Jusqu'où peut on aller avant que finalement quelquechose nous retienne?
Relisez en considerant cette note comme un récit symbolique où la mer représente la mort, le fond de la mer représente l'inconnu, le sol représente la vie et le ciel représente tout ce qu'on connait de la vie, les souvenirs, ce genre de chose... et considerez le narrateur comme quelqu'un pour qui c'est égal de vivre ou de mourir. Qui se retrouve entre les deux. C'est de cette limite là dont je veux parler : juste entre pulsion de mort et instinct de survie.

La notion de plaisir dans cette situation précisément n'est pas dans la vie à l'extrème mais dans la mort qui vient. Sauf qu'au final, on se retrouve à moitié à se débattre et s'accrocher à cette putain de vie comme un animal, par instinct. Tandis que l'autre moitié nous dit que c'est fini, qu'on n'a plus qu'à se laisser aller.

Bouh :> la question ne se pose pas dans ces termes... Je suis complètement d'accord avec ce que tu dis, en particulier sur le fait que ça dépend surtout du tempérament de chacun (sauf que je n'ai pas ce besoin de sensations fortes, au contraire je peux éprouver tout un tas de sensations simplement en touchant l'écorce d'un arbre...mais je ne suis pas contre les émotions fortes non plus)
Seulement, dans ce cas précis ce n'était pas "je préfère vivre que de ne pas essayer" mais plutôt "la vie c'était sympa...". C'est le moment où la notion de danger pour nos propres vies est plus que repoussée : elle n'existe plus vraiment, ça n'a pas d'importance. Quoiqu'avec une bouée jaune à poids rose... plutôt couler !!!

Pitchounette :> Sans parler de frôler la mort ni ce genre de chose... On ne peut pas être complètement comblé et il y a toujours une ombre en nous effectivement, mais à force de se tourner vers la lumière on s'aveugle et on cherche encore plus de lumière... c'est comme ça que tout ne devient plus qu'ombre autour de nous.
Je continue de croire que ceux qui sont heureux ne sont pas forcément ceux (même si il y en a) qui repoussent sans cesse les limites et vivent une vie de folie, mais bien ceux qui savent ceuillir le bonheur dans les choses simples, sans avoir à chercher plus loin.
Je pense également que la crise de la quarantaine n'existe que parceque la plupart sont des enfants pourri gatés de la société. Comment veux-tu être comblé et savoir apprécier ce que tu as entre les mains dans une société ou on te vend toujours plus, toujours plus beau, toujours plus performant, toujours plus ceci et toujours plus cela, une societé ou tout est jetable, mouchoirs jetables, appareils jetables, femme et enfants jetables, vie jetable... je ne pense pas être particulièrement cynique, mais ces choses là je les vois un peu partout. Oui dans ce cas je comprend, tout est dévalorisé en permanence partout alors pourquoi pas les limites aussi ? toujours plus beau, toujours plus haut, toujours plus fun etc... c'est une véritable course au "toujours plus". Mais quel sens ça a? Est-ce que le bonheur réside réellement là dedans ? A force de dépasser les limites, tout ce que tu as vécu avant perd son gout, devient fade, et tu dois alors chercher encore plus fort pour trouver du gout... t'es pas rendu comme on dit :)
Mais bon tout ça n'était pas exactement le sujet de ma note, je ne parle pas de chercher des sensations fortes mais bien de franchir le seuil, ou non.

Ecrit par : doun' | 30.11.2005

Il faut franchir les DOORS de temps en temps ne serait ce qu'en rêve. Parce que MERDE c'est bon

Ecrit par : ab6 | 30.11.2005

Wouais!! beautiful friend ...the end...et en plus ça colle trop avec la note...c'est trop fort!!!
RAV (pour rien'a voir)...mais abs et ars faut qu'on arrêtes de s'suivre là...j'ai l'impression d'une partie de cache cache blogguesque!!!

Ecrit par : sierra | 30.11.2005

Que de belles paroles!!!
bon je vais casser un peu tout ça en te répondant: non, même pas pour un beau sauveteur!

parceque la plupart du temps après s'être crevé à te repêcher,lui va se reposer et reprendre son souffle tandis que d'autres me feraient le massage cardiaque et le bouche à bouche.. on ne sait pas sur qui on tombe alors O-o

parceque maintenant il font plus le bouche à bouche proprement dit on met un genre d'entonnoir sur la gueule de la personne inanimée et on souffle :S

et même s'il était tout seul et qu'il n'avait pas de matériel adéquat, je doute de mon potentiel de séduction morte noyée (on est pas dans les films à 3 sous tout de même)

même s'il était tout seul, qu'il n'a pas de matériel adéquat et que mon potentiel de séduction est en action les sauveteurs n'ont souvent rien sous la caboche et ça m'intéresse pas (regardons alerte à malibu pour donner le pire exemple ou alors le sauveteur de ma piscine que je retrouve dans mon supermarché à chaque fois que de la bière et des chips comme guise de repas :S )

enfin... voilà pour bien casser les paroles quasi philosophique de cette note :)

Ecrit par : Jove | 30.11.2005

Doun j'avais très bien pigé que c'était de la mort dont tu parlais (si si parfois je suis pas uniquement blonde :p)..... et l'esprit est le même... Adopter une philosophie de vie "plutôt essayer que de ne pas essayer" et vivre à fond chaque chose plutôt que de ne pas les vivre, ça découler d'un rapport à la mort conscient ou inconscient qui est quand même très présent. Et la limite elle est là où on se la fixe, il n'y a pas de règle. ce qui fait qu'on passe de l'autre côté, c'est qu'on estime que de l'autre côté est la solution, la solution à quoi ? Ca c'est pareil tu es le seul à avoir tes réponses....

Personnellement, moi, la limite c'était finalement ceux/celles à qui je voulais pas faire de mal inutilement... bien au delà que ce que ça pouvait m'apporter à moi de bénéfique.. le fait de se laisser couler.... Car vouloir passer de l'autre côté volontairement, c'est oublier aussi qu'il y a d'autres personnes pour qui ton passage de l'autre côté va peser et va bouleverser la vie... En fait on se sauve tout seul. C'est ça le beau cadeau qu'on a c'est finalement d'avoir droit de vie ou de mort sur notre propre vie... je dirais à nous de faire bon usage du cadeau :p

Ecrit par : Bouh | 30.11.2005

^^ bouarf!
un petit mot à bouh!
si on devait toujours faire gaffe aux autres on ne ferait plus rien non-plus :s
quelque soit tes actions tu engendre de toutes façons de conséquence plus ou moin proche et plus ou moins rapidement et dans ces cas là si tu aimerais faire attention à tout ce que tu fais pour ne faire de mal à vraiment personne, tu ne vivrais plus.
tu resterais et agirais pour les autres, ce n'est pas non-plus une vie surtout qu'enfait même en faisant cela ce n'est même pas sûr que ce que tu fais est bon pour ton entourage.
quand à savoir si tu aime vivre et le rester au lieu de choisir la mort, cela ne dépend que de la personne en-elle même autant on choisi pour soi de rester à faire face aux difficultés de la vie autant on a le choix de choisir une autre voie, je ne pense pas qu'on ai le droit de dire à qqn qui a perdu toutes raison de vivre que la vie est belle encore moins d'abandonner une personne qui a besoin d'aide.
les gens sont là pour nous guider, mais au bout c'est nous même qui choisissons le chemin qu'on veut vivre jusqu'à ce que la mort se décide d'agir..

Ecrit par : Jove | 30.11.2005

Oui c'est pour ça que je disais que ça dépend de chacun.. Je parlais de ma limite à moi. Mais chacun met les limites qu'il veut ou pas... :)

Ecrit par : Bouh | 30.11.2005

je conclurais donc cet épisode en disant que, le bonheur c'est d'être en vie et de savoir apprécier chaques minutes qui s'offrent a nous. Et justement dans ton histoire, ça prouve bien que l'instinct de survi est fort et que tant qu'il y a une petite part d'espoir on se bat pour rester en vie...

Ecrit par : pitchounette | 30.11.2005

En fait c'était déjà pas super clair dans ma tête au moment où j'ai rédigé la note... mais ça se précise... comme quoi le fait d'écrire ça met les idées à plat :)

Bouh :> non justement il n'est pas question de vivre les choses à fond ou non, et là j'insiste ça n'a plus rien à voir. A ce moment là on cède complètement, on s'abandonne il n'y a plus rien de la "volonté" de faire ou ne pas faire. On est une sorte de spectateur un peu distant et pas un acteur. La suite n'est que pulsions et instincts... Comme une progressive perte de contrôle, une sorte d'amnésie de soi. En tout cas ce n'est pas comparable à quelquechose que tu vis à fond consciemment, ce serait plutôt comparable à une sorte de drogue. Tu es complètement détaché de tout. "ouais la vie bof... la mort pareil bof..."
Et la limite ce n'est pas toi qui la fixe, elle est ancrée quelquepart, dans ce que tu as conservé d'animal. Je n'ai pas pensé aux personnes ici, ni à un avenir improbable rempli de trucs qui me reste à faire avant de crever. non rien de tout ça. En quelque sorte ça s'est passé comme si je n'étais pas là. C'est bien un instinct, quelquechose de fort, tout au fond de moi qui a dit stop.
Effectivement on a le choix de vivre ou non et puis chacun ses fesses. Mais j'aurais décidé de me suicider je m'y serais pris autrement. Là je m'en foutais complètement de survivre ou non. Ce n'était pas une "solution" à quoi que ce soit, je ne cherchais pas particulièrement à passer le cap. J'allais simplement à la rencontre de la mort, éprouver cette limite entre la pulsion de mort et l'instinct de survie.

Jove :> je suis d'accord avec toi, mais tu peux quand même faire un minimum pour justement faire un minimum de mal à ton entourage non ? Si on suit ton principe, on se dit "plus rien à foutre de rien ni de personne"... bref tout ce que je déteste chez quelqu'un au final : des gens qui ne pensent qu'à eux-même... et je sais que t'es pas comme ça, me serais-je trompé ? Naaaan je crois pas.

Pitchounette :> oui ! savoir apprécier chaque minute, c'est mon objectif... pas tout le temps facile mais je persévère :) Pour le reste, je ne mélangerai pas instinct de survie et espoir, ce n'est pas l'espoir qui te fais te battre pour survivre... En tout cas je remarque un truc : ton commentaire est ultra positif, et ça fait plaisir d'avoir des bonnes ondes :)

Ecrit par : doun' | 01.12.2005

lalalalala.... j't'en foutrai moi des ondes, tu y crois pas :P .... lalallala
bon pour le reste... ben je ne sais pas quoi dire :S
je suppose que petit à petit on apprend à tous se connaitre un minimum dans les blogs :)

Ecrit par : Jove | 01.12.2005

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