01.02.2006
De bons présages
Le 01/02/2006
La veille j'avais écris une note débile sur le paléolouptique, et cette journée, la dernière de cette vie, s'était déroulée calmement. Une passation de pouvoir sans histoire, je laissais ma place au remplaçant que j'avais formé pendant plus de trois mois. J'avais nettoyé mon bureau, tout jeté pour ne laisser aucune trace de ma présence. J'avais reçu quelques adieux et des compliments sur mon travail effectué ces trois années. Certains m'ont fait sourire. Puis je suis parti le coeur léger.
Et, je me suis bourré la gueule le soir... hips !
J'étais donc au petit matin d'une nouvelle vie. Un matin froid et clair d'hiver. Il avait neigé dehors. Depuis longtemps je n'avais pas ressenti autant de calme en moi. Une paix intérieure, un soulagement. Avec enfin cette sensation d'être libre à nouveau. Comme un départ en vacances, quand on part loin et pour longtemps. Cette sensation que le temps s'est arrêté juste pour nous.
J'en ai profité. Je me suis levé tôt. En pleine forme (et sans aspirine). J'ai pris un bon bain chaud et parfumé entouré de bougies. Je me suis préparé tranquilement pendant qu'un magnifique "Last Goodbye" faisait revivre Jeff quelques instants dans mes baffles. J'ai enfilé ma seconde peau, un de mes costumes préféré qui affiche "jeune loup aux dents longues". J'ai même poussé le vice à m'imprégner de quelques goutelettes de Dark Blue... et je suis sorti.
Il arrive qu'un chemin vous montre la voie. On ne fait jamais attention aux détails d'un trajet. On ne pense plus qu'en terme de départs, d'arrivée, d'embouteillages... Pourtant les chemins parlent. Ils placent des signes tout le long du trajet. Des bons ou des mauvais présages.
J'ai pris la voiture. Pas à droite. Pas vers Paris. Pas vers les embouteillages.
Je suis parti vers la gauche. Vers les hauteurs. Vers les bois et les petites routes de forêt. Envie de me balader, de profiter de ce magnifique paysage, de prendre mon temps, de saisir cet instant.
J'ai traversé ma forêt. Endormie par l'hiver mais toujours aussi atirante. Quelques voitures étaient garées le long. Des promeneurs matinaux ? des curieux ? des amoureux de la nature ? désireux d'un retour aux sources ? à la terre, ce vestige de nos racines ? J'ai ouvert grand les fenêtres pour laisser s'engouffrer l'air froid de Janvier et les odeurs insaisisables de la forêt en hiver. J'ai la chance d'être vivant, de me sentir vivant. D'appartenir encore à cette forêt. Je sais où sont mes racines et je ne serais jamais perdu. Une chance unique. J'ai continué mon chemin.
Je suis passé à côté d'un observatoire perdu au coeur de la forêt. Celui dans lequel je me réfugiais pendant de longues soirées presque vingt ans plus tôt. Il y avait un grand personnage à l'époque, un homme avec beaucoup de charisme qui racontait les étoiles avec beaucoup de poesie et témoignait d'un amour sincère pour le ciel. J'éprouvais tellement de sympathie pour cet homme que j'étais parvenu à éviter les troupeaux bruyants et agaçants de gamins pourtant bien plus agés que moi. A la place, j'avais été adopté par un groupe d'adultes. On y faisait des concours de photographie, de dessins de cartes stellaires, on racontait la mythologie du ciel, le tout bien arrosé de certains liquides que je m'empressais de gouter sans me faire voir... Alors que certains refusent de grandir, moi je refusais d'être enfant et je m'évadais avec des adultes. Vers les étoiles. Une en particulier. Ma bonne étoile, qui veille sur moi depuis ma naissance, me porte chance. J'ai continué mon chemin.
J'ai traversé quelques petites villes. Leurs noms m'ont fait sourire. Boisemont, Chanteloup les vignes. Symboliquement j'avais le sentiment d'être sur les traces d'un loup qui était passé ici des siècles auparavant. Traversé les hauteurs et les bois jusqu'à cette vallée. Il aurait vu les vignes cultivées par les hommes, et se serait mis à chanter ? Les hommes l'auraient-ils apprivoisé avec du vin ? Pauvre loup ivre... Je suis sorti de la forêt et j'ai traversé cette vallée. Le paysage était blanchi par la neige fraiche, la route étaient blanchie par le sel. J'étais seul sur la route. Sous un ciel bleu d'azur et un soleil hivernal magnifique. Je pensais encore à cet histoire de loup imbibé qui chantait... Curieux hasard... mon autoradio s'est mis à jouer "Born to be wild" de SteppenWolf (le loup des steppes). Encore un signe ! Le loup est libre. Sauvage. Il n'a rien à craindre du vin ni des hommes. Quelle chance d'être un louloup !!! Avec un sourire jusqu'aux oreilles, j'ai continué mon chemin.
J'ai traversé un bled dont je tairais le nom ici. Un bled où se cache la tanière d'une louve, une vraie. Qui compte beaucoup pour moi. C'était étrange de passer ici. J'ai eu un petit pincement au coeur. Encore fragile. Mais je ne regrette asolument rien, je suis même plutôt heureux de cet épisode. Encore une fois, de ce côté là, j'ai beaucoup de chance. J'ai continué mon chemin.
Au détour d'un gigantesque chateau, folie d'un roi réincarnée dans des murs, dorures et jardins, je savais que j'étais arrivé. Quelques centaines de mètres plus loin je me suis arrêté. Je suis rentré dans une cour intérieure. Me suis garé. Je suis descendu de la voiture pour aller à l'accueil.
Ce n'était pas un immense immeuble. Il n'y avait pas marbrures ni dorures. Rien de superficiel. L'hôtesse n'était pas un mannequin potiche au sourire débile, mais une vrai personne avec sans doute mille fois plus de charme, surtout quand elle a esquissé un sourire. un vrai sourire.
Ca n'a pas trainé. J'avais rendez vous avec Juliette et Vincent. Un peu gênés, ils n'avaient pas grand chose de concret à me proposer dans l'immédiat. C'était un peu de ma faute, j'étais sensé arrivé plus tôt, de quelques semaines. Alors ils m'ont présenté à d'autres personnes. autant de sourires, de visages, de poignées de mains, suivis des quelques mots usuels... puis Anne.
Anne. Des yeux marrons très clairs, très lumineux, limpides, ouverts, des yeux qui ne jouent pas. Des yeux sincères, interessés, intéressants. A la fois doux et directs. Des yeux vivants, souriants, presque enjoués. Une rencontre sympathique, humaine et ... professionnelle. Nous nous sommes présentés brièvement, avons discuté concrètement des missions qu'elle me proposait, de celles que je recherchais. Nous sommes rapidement tombés d'accord. J'ai tout de suite su que j'allais travailler pour elle. J'ai beaucoup de chance d'avoir rencontré cette personne là. J'ai signé. J'ai continué mon chemin.
Le surlendemain a débuté l'année du chien. Ce n'est pas le loup, mais cela présage de nombreuses lechouilles. Une année qui va porter chance.
Mon contrat a pris effet lundi. Mardi après midi, nous étions Anne et moi en rendez vous avec un client pour une mission potentielle. Elle m'en avait déjà parlé et cette mission me plaisait beaucoup. L'entretien s'est très bien déroulé. La réponse a été immédiate, chose rare dans ce secteur, ils me voulaient le lendemain matin ! Quelle chance !!!
Aujourd'hui je suis donc dans le domaine de la biometrie. Actuellement sur un projet spécifique au gouvernement Colombien. Je n'ai malheureusement pas la possibilité d'en dire plus puisque je suis placé sous le sceau de la confidentialité, mais je vous assure que c'est vraiment très intéressant. Rien à voir ni avec la banque, ni avec la cancerologie, ni avec l'audiovisuel... Je change encore de secteur !!! J'avoue que je suis pour le moment un peu largué, je n'ai aucune connaissance dans ce domaine et surtout toute la documentation et les échanges avec la Colombie sont en espagnol (hihi je ne parle pas un mot d'espagnol) mais j'ai confiance en moi je sais que je comprend et m'adapte très vite. Et j'ai beaucoup de chance.
Une nouvelle vie commence... sous de bons présages.
Mes notes risquent de se faire rares, mes commentaires sur vos blogs aussi. Je sens que ça va être très prenant, d'autant plus que j'aurais quelques déplacements, principalement en Colombie.
C'était une note pour vous porter chance à vous.
23:50 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (22)
03.11.2005
Tout oublier
Le 03/11/2005
Une note sur l'oubli donc... et du coup un peu sur l'avenir.
J'étais très étonné d'entendre Jove dire qu'elle veut refaire certaines choses à neuf pour casser ses habitudes. Ca se trouve là. C'est à travers les changements qu'elle se crée des repères, et ces repères lui permettent de ne rien oublier... Donc le changement pour fixer dans la mémoire ! Quel paradoxe !... je trouve ça ... intéressant. Je dois avouer que je ne comprend pas vraiment comment c'est possible mais bon, on fonctionne tous à notre façon hein...
Dans mon cas c'est tout l'inverse. Je fais pareil, pleins de changements. Une mue régulière pour changer de peau, de vie, d'endroit, d'habitudes... Mais au final, ça me sert à oublier. Changer d'air pour oublier l'ancien. Tourner la page comme on dit. Aller de l'avant...
J'entend d'ici la question : pourquoi oublier ? Bin... à mon tour je pourrais poser la question : pourquoi tout garder en mémoire ? pourquoi s'attacher ?
Je me considère comme vivant dans le présent, pas dans le passé. Le passé a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui, c'est vrai je le concède. Mais je n'appartiens plus à ce monde là. Les aléas de la vie, mes envies, mes humeurs m'ont conduites là où je suis aujourd'hui et dans l'état où je suis. Savoir que demain je serais peut-être quelqu'un d'autre, vivant une autre vie, dans un ailleurs improbable... c'est pour moi une forme de bien être, de liberté. Je ne me sens pas enchainé.
Les habitudes, le passé, la sédentarité... tout ceci sonne comme une cage.
Oui bien sur j'ai de très mauvais souvenirs, donc ça m'arrange bien de penser de la sorte. Mais j'en ai aussi de très bons. J'ai aussi des amis sincères, des petites soeurs et des grands frères 'maison', mes petits loups... Serais-je prêt à faire une croix sur tout ça demain ? Je sais que oui fatalement.
Bah oui pensez ce que vous voulez, que je n'ai pas de coeur ou quoi que ce soit... m'en fou. Ceux qui me connaissent bien savent à quoi s'en tenir.
Mais c'est juste que pour moi l'important n'est pas de conserver ses amis ou ses souvenirs toute sa vie. L'important est d'en profiter, de le vivre vraiment le moment venu. La vie suivant son cours, je rencontrerais d'autres amis que j'aimerai également, je me fabriquerai d'autres souvenirs... et ainsi de suite... alors je ne me fais pas de souci, je ne m'attache pas.
C'est une vraie folie propre à l'homme de rechercher l'éternité dans un monde où tout est éphémère. Graver des noms sur des pierres, batir, figer, pour l'éternité. Petite étincelle futile vue sur plusieurs millions d'années. A quoi ça rime ? Bon c'est mon point de vue bien sur... mais j'aimerai comprendre pourquoi les autres pensent autrement, pourquoi veulent ils tout garder en mémoire, s'attacher au passé ?
Est-ce par peur ? La peur du changement, de l'inconnu quand on vit dans un monde d'habitudes et de certitudes qui seront remises en questions (à notre mort par exemple) ? Cette peur qu'éprouvaient les pharaons, gravant leurs noms sur le plus de pierres possibles car tant qu'ils seraient écrits quelquepart ils ne seraient pas oubliés ni abandonnés dans l'au delà ? Cette peur de demain qui nous fait nous accrocher à ce que nous connaissons d'aujourd'hui ?
Est-ce par sentiment ? Pour revivre des souvenirs, évoquer et tenter de ressentir le même bien être, les mêmes joies que dans le passé ? Par attachement à ces moments forts ?
Est-ce par refus ? Comme le refus du départ de certains, quand on les fige dans nos souvenirs, sur des photos, sur des pierres tombales pour les retenirs, pour ne pas les oublier, les garder auprès de nous ?
Oui que de questions... Mais je constate au final que lorsqu'on souhaite réellement oublier un moment de sa vie, on n'y arrive jamais complètement. Foutue mémoire :(
15:55 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (9)
Chiens et chats
Le 03/11/2005
Je pensais à ma petite Cléo... la pauvre qui est toute seule toute la journée enfermée dans une grande cage d'où elle peut voir ses congénères se promener librement et les oiseaux qui la narguent...
Cléo c'est ma petite chérie. Une petite chatte adorable. Je l'ai eu toute petite. Je me rappelle encore une fois le jour où nous l'avons sauvée. Elle tenait dans la paume de ma main, une toute petite boule de poil ridicule avec des grands yeux bleux de chaton. Et elle gueulait déjà cette saloperie ! Tout le monde se retournait pour voir d'où pouvaient sortir des cris aussi perçants. Les regards se posaient sur nous comme si nous étions d'horribles sadiques en train de traumatiser un chaton sans défense !... Elle était déjà chiante mais je l'aimais déjà cette petite bête.
Et puis ça a dégénéré. Des plaies sanglantes, infectées. La maladie dont on ignorait tout au début avait transformé cet adorable chaton en un amas de chaires sanguinolantes. Un truc affreux.
Alors nous nous sommes improvisés infirmiers dans l'urgence. La pauvre chatte n'avait plus une minute de répis : allez viens là que je te badigeonne de betadine, allez viens là que je te mette un bandage, allez viens là que je te fasse des papouilles (quand même...), viens là prendre tes médicaments...
Et Cléo qui nous regardait avec un air miséreux : "mais qu'est ce que j'ai fais pour mériter chat ? laissez moi tranquille !!! Miaou !!!"
Parallèlement, la course aux vétérinaires avait commencée. La pauvre chatte trimballée dans sa caisse de vétérinaires en vétérinaires, trimballée de mains en mains, de spécialistes en spécialistes... Les diagnostiques allaient bon train et les traitements aussi.
Au départ, on nous a dit que ce n'était rien. cléo avait du se battre et avait quelques plaies mais rien de grave. Puis on nous a dit que c'était des champignons. Puis c'était une allergie... de simples médicaments on était passé à un traitement spécifique aux cancéreux doublé de doses lourdes de cortisone. Les spécialistes étaient contents, ils avaient trouvé un spécimen rare, un cas encore inconnu, ils la prenaient en photo, faisaient des tests. Un chat de laboratoire. Un vrai cauchemar.
Alors on a dit stop.
Est-ce que cette pauvre bête avait mérité tout cela ? D'un chaton adorable on avait créé une bête de foire, shootée aux médicaments. A cause de tout cela, elle n'a jamais fini sa croissance et reste un chat fragile. Je me suis dit à ce moment là qu'il fallait peut être mieux arrêter nos conneries. Le mieux pour tout le monde était peut-être d'en rester là. Un bon coup dérrière le crâne et la bête ne souffrirait plus... Mais j'ai pas eu le coeur à ça.
Heureusement il y a Dorothée. Encore une personne qui me fait aimer les belges !!! C'est miss débrouille, elle est géniale et je l'admire franchement :) Elle avait un chat Natsu. Ce grand chat était cardiaque. Elle avait tout fait pour trouver un moyen de le soigner et elle avait trouvé ! Imaginez un vétérinaire complètement en marge de ses confrères. Avec des pratiques douteuses. Une réputation de n'importe quoi dans le milieu... Du genre de ceux qui fabriquent eux-mêmes leurs propres médicaments à partir de recettes qui ont du traverser des générations... un rebouteux pour bêtes.
Comme j'ai confiance en Dorothée nous sommes allés voir ce type. Il nous a accueilli dans son cabinet (son sous sol), il a jeté un coup d'oeil sur notre bête de cirque. Et là on est tombés dans la quatrième dimension...
- "elle ne saute pas n'est-ce pas ?"
Avec nos regards ébahis et surpris :
- "bin maintenant que vous le dites.. c'est vrai qu'elle ne saute pas, elle préfère grimper"
- "et elle n'a toujours pas eu ses chaleurs ?"
Avec nos yeux de merlans frits... ne comprenant pas l'objet de ses questions :
- "bin non toujours pas... mais les autres vétérinaires nous ont dit que c'était à cause de la cortisone"
- "Bon bin elle a un nerf coincé c'est tout simple..."
Voilà. Diagnostique sans appel. Délivré en quelques secondes.
Je dois avouer que je l'ai pris pour un taré... mais le pire restait à venir.
- "on va passer en salle de manipulation"
Moi ne comprenant rien :S
- "En salle de manipulaquoi ?"
- "J'ai besoin de vous, on va lui débloquer le nerf... suivez moi"
Me voilà à la suite de ce type bizarre, serrant fort Cleo dans mes mains, inquièt de voir la suite. J'imaginais déjà de quelle façon j'allais engueuler Dorothée pour nous avoir conduit chez ce type louche.
Nous nous sommes retrouvés dans une des pieces de son sous sol. Moi, le vétérinaire fou, son assistante (sa femme ?) et ma petite Cléo. Une grosse seringue et le tour était joué : en quelques minutes la petite Cléo est tombée dans les bras de Morphée, anesthésiée... Et la torture a commencé...
Je l'ai vu sortir des ficelles d'une armoire, ficeller lentement les pattes de l'animal inconscient. Cléo s'est retrouvée rapidement en position prête à être écartelée. Les ficelles tiraient ses petits membres chacun dans une direction opposée... Et le voilà qu'il me demande à moi de tirer sur les cordes. Misère... Bon je me répète : elle est anesthésiée elle sent rien... elle est anesthésiée elle sent rien... Dorothée tu vas voir ta tronche quand je vais revenir !!!
Et voilà que le tortionnaire commence à prendre le chat à pleines mains et la fait craquer dans tous les sens !
- "allez tirez n'ayez pas peur !"
CRAK ! CRAK !
- "tirez ! plus fort !"
CRAK ! CRAK !
La bête complètement amorphe à cause de l'anesthésie pendouillait mollement comme un bête morte...
C'est dingue tout ce qui peut passer à l'esprit en quelques minutes :
- Il l'a tuée, elle a sûrement les vertèbres de cassées, adieu Cléo...
- Tiens on dirait un poulet mort qu'on est en train de désosser.
- Dorothée t'vas voir ta gueule à la récrée !!!
- Wouaaa... c'est souple un chat crevé.
- Faudra que je récupère les boyaux y'a surement des trucs à faire.
- Ca se mange un chat ? Bin oui... tout se mange. Ca doit pas être super bon.
- J'aurais du te filer plus à manger t'aurai été plus grasse Cléo
- C'est Domino qui va s'emmerder maintenant (l'autre chat)
- Et si je ficelais le vétérinaire pour l'écarteler ? ça doit être drôle aussi !...
C'était sûrement insoutenable. Mais en même temps j'étais distant. Un mécanisme de l'esprit pour se protéger ?... Peu importe. C'était fini.
De retour dans son bureau, un chat crevé sur les genoux, on le regarde préparer une mixture bizarre.. On se demandait si Cléo allait réssuciter de la séance d'anesthésie/torture...
- "vous badigeonnerez les plaies avec ce produit... voilà. Revenez dans deux semaines pour une autre séance"
(oui c'est ça... on foutra plus jamais les pieds ici tu veux dire !!!)
- "Euh... on vous doit combien ?"
- "Rien, je vois bien que vous êtes sans le sou et que vous aimez les animaux tout comme moi"
(Ah au moins c'est déjà ça de gagné... vu comment tu as tué ma bête, je vois bien de quelle façon tu les aimes les animaux toi !!!... Vite sortons...)
- "Merci au revoir"
Le chemin du retour s'est fait dans le silence le plus complet et à une vitesse dingue. Je me suis demandé si il fallait que je me débarrasse du corps dans une poubelle ou plutôt en pleine nature pour être en accord avec mes principes.
Mais finalement je n'ai pas eu à choisir. Deux gros yeux se sont ouverts. Une chatte complètement bourrée (non Nie ce n'est pas ce que tu crois, je parle de Cléo) s'est levée tant bien que mal... titubant dans l'appart. Complètement dans le cirage de l'anesthésie... Visiblement rien de cassé. Juste désorientée.
Et là on y croyait pas. Au fil des jours plus aucune crise. Les plaies se sont résorbées petit à petit. Le chat avait guéri !!! Ce vétérinaire n'était donc pas si fou que ça après tout...
On y est retournés avec le sourire. Et CRAK le chat dans la bonne humeur cette fois ! Vas y qu'on maltraite cette pauvre bête profitant de son inconsience... dans la joie et l'euphorie la plus complète !
Cléo est toujours avec moi depuis. Elle s'ennuie, il n'y a plus personne à la maison à part moi qui passe furtivement de temps en temps. Elle me suit comme mon ombre, me colle comme une seconde peau.
Elle a encore quelques crises parfois, mais rien de très grave. Je l'adore cette petite bête, malgré ses caprices et ses airs d'emmerdeuse.
Mais tout ça m'a fait réflechir.
Prenons les vétérinaires pour commencer. J'ai constaté que la plupart ne s'intéressent pas du tout aux bêtes... c'est pour eux un gagne pain c'est tout. Ils doivent en voir des tonnes et des tonnes de kikis à mémé et je pense qu'au fond ils s'en foutent complètement du moment que mémé crache la note au final.
Je dis ça, mais finalement c'est valable également pour nous les maitres. Qu'est ce que c'est que cette histoire de prendre un animal chez soi ? Comme quand on prend un meuble, on achète un chien pour faire beau devant la cheminée... Les animaleries et tout le reste... on traite les bêtes comme une simple marchandise finalement.
Et moi sous couvert de vouloir récupérer cette petite bête pour la soigner, je suis rentré dans le cercle vicieux... De quel droit j'ai décidé quelle sera la vie de cette bête à sa place ? Maintenant elle vit enfermée dans une grande cage, avec une santé fragile, une vie triste, un maitre absent... Je n'avais pas à faire ça. J'ai été égoïste sur ce coup là.
Voilà pourquoi je n'aurais plus jamais d'animal de compagnie.
(Mais j'aimerais bien avoir un gros toutou plein de poils...un congénère en quelque sorte)
12:09 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (5)
28.07.2005
Vent de bonne augure
Le 28/07/2005
Ces derniers jours, baisse de moral, coup de fatigue, déprime.
Pour une fois, je ne fais pas que subir le blues, j'essaie de le comprendre, de le combattre... deux jours de reflexion intense, d'introspection...je ne me laisserai pas faire !
Je retrousse mes manches, crache dans mes mains et c'est parti. C'est la lutte. Mes humeurs ne se laissent pas faire, elles ne dévoilent rien. J'essaie une prise, puis une autre. Elles sont coriaces les saletés.
- "vient de battre si t'es de mauvaise humeur !".
On se tire les cheveux, ça griffe dans tous les sens, une vraie bataille de gonzesses. Et les voilà toutes sur moi, je me débat, je résiste comme je peux, je lutte un bon moment. Mais non. Elles ont encore gagné, elles sont trop fortes. Je dois m'y plier : je suis maussade...
Mais là, ça vient de changer.
J'ai vu un flash par la fenêtre. Elle arrive. L'arme ultime. L'anti mauvaise humeur absolue ! L'ambiance devient électrique dans ma tête. Un soupçon de sourire nait au coin de mes lèvres :
- "Ah elles vont voir ce qu'elles vont voir les salopes, elles vont pas être déçues !!!"
Et vlan !!! Un coup de tonnerre, la pluie tombe. Et là c'est le massacre.
Horrifiées les mauvaises ondes crient, c'est la panique ! Elles courent dans tous les sens affolées ! Je débarque au milieu de tout ça. J'ai mon armure d'exterminateur. L'arme au poing. A chaque coup de tonnerre je dégomme ! BRRrroOOUuuuMMMM ! C'est l'hécatombe chez les idées noires. J'avance et j'élimine. Une mauvaise pensée tente de me sauter dessus par derrière. Je me retourne FFFRRrraaaOOUUUUmmMMMM !!! Désintégrée la mauvaise pensée...
Très vite, les sales bêtes s'enfuient et il ne reste plus que moi dans les rues de DounVille, sous un joli arc en ciel. Alors seulement, toutes les bonnes humeurs sortent de leurs cachettes, d'abord craintives, puis rassurées :
- "Nous sommes enfin libres ! Merci SuperDoun' !!!"
Elles se jètent sur moi, avec des colliers de fleurs et des glaces banane...
...
A tous ceux qui sont en train de penser que je suis malade. Bin non, c'est juste que je prend mon pied avec le mauvais temps. En particulier le vent. Le vent qui souffle, qui chante dans les feuillages, qui chuchote à vos oreilles ou le vent qui hurle, qui balance follement les arbres et qui vous pousse ! J'adoooore. Depuis que je suis tout petit, le vent est là, il me parle, m'accompagne, je suis triste quand il est pas là.
Bin ouais. Y'en a qui parle de luminothérapie, du moral des gens influencé par la météo, par la saison... Moi c'est le vent. C'est la pluie, c'est l'orage, c'est la neige, la nuit, le froid, l'hiver !... j'adoooore !
16:45 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (9)
18.07.2005
Murs et cloisons
Le 18/07/2005
Bin voilà, je suis de retour devant mon petit écran au bureau.
Et voilà la morosité qui passe le pas de la porte et s'avance lentement, sournoisement vers mon emplacement. Je la sens remuer ses doigts longs et crochus dans mes cheveux, susurrer des mots à mon oreille. Son haleine fétide accompagne son souffle rauque et je sombre, envouté.
Vade Métro Boulot Dodo ! Dis-je... mais en vain : mon taff ne me motive plus.
Finies les enquêtes trépidantes sur de sombres affaires de piratages. Finies les évolutions improbables, l'effervescence et l'audace qui les accompagnent. Finies les découvertes des premiers jours. Il ne se passe plus rien.
Alors je me demande qu'est-ce que je peux faire maintenant...
Je me serais bien vu en archéologue. Sous payé, débouché raide mort, archi trop plein de monde, taff précaire... mais quel pied ! Mon créneau : les traces des premières religions.
Ou sinon, artiste ; jonglant entre concerts et vernissages... à la rue, sans aucune reconnaissance. Mais là encore, malgré tout je m'éclaterai tellement !
Ecrivain. Comme ça tout ce que j'ai dans ma tête serai enfin connu de tous et surtout, ça n'interesserait personne ! Ou encore seul en forêt à suivre la trace des animaux sauvages... retour définitif à cette vie qui m'attire. Mes chances de survies réduites subitement à une poignée de jours, mais quelle vie!
Mais puisque j'ai choisi de ne pas mêler mes passions à ma vie professionnelle... me voilà enfermé dans un bureau avec un pull à col roulé parceque je n'arrive pas à stopper la clim. Quelle aventure bordel.
Petit, quand je m'interessais à quelquechose, tout ce que je découvrais par moi-même était génial, captivant. Je pouvais passer des heures à me documenter pendant que les autres gamins jouaient au ballon. C'était une sorte d'escapade à ma façon.
Mais dès qu'on abordait le sujet avec l'école, c'était immédiatement ennuyeux, gris, fade, triste à mourrir et j'en était dégouté. Alors j'ai pris peur. Peur que tout ce qui m'intéresse perde sa saveur si j'en faisais mon métier. J'ai immédiatement cloisonné, muré, imperméabilisé comme à mon habitude. Mes passions resteraient vierges de cette grisaille, elles seraient mon jardin secret, cet autre moi.
Bizarre la façon dont on se construit. A force de cloisonner mes activités, j'ai aussi cloisonné mes amis, j'ai cloisonné les différentes périodes de ma vie. Je me suis découpé en petits morceaux que j'ai cloisonnés les uns les autres. Ils vivent leur vie tranquillement. Pof, la petite partie de moi cloisonnée pour ce blog va passer le relais à la petite partie de moi qui prend les transports en commun et elle va passer le relais à une autre partie de moi ce soir...
D'ailleurs, où est passée la petite partie de moi qui doit faire le ménage à la maison ? ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue...
17:50 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (1)
28.06.2005
Forêt nocturne
Le 28/06/2005
Ce week end, me voici revenu au bon vieu temps des feux de camp arrosés en forêt...
J'ai souvent pratiqué ce rite avec mes amis de toujours. Une sorte de rituel initiatique.
Tout d'abord le chemin vers le sanctuaire... suivre la N10, tourner à gauche... Bon on savait pas tellement où on allait. J'indiquais un chemin à moitié au pif. On devait se perdre dans des bois lugubres et chargés de mystère, seuls et terrifiés. Raté ! Non seulement on était de bonne humeur, mais en plus le fidèle destrier de Ninouche nous a amené a bon port et sans détour.
Et là, c'était terrible : un bonne soirée !!! Pas d'histoires de fantômes, pas de visages inquiêts, aucun frisson, personne ne se serrait contre l'autre (enfin si, mais ce n'était pas l'effroi mais plutôt les hormones). Non, juste une bonne beuverie à la place et un très bon guitariste pour l'ambiance...
On m'aurait mentit ?
Je n'ai pas pu résisté à l'appel. J'ai fais ma visite nocturne seul dans cette forêt étrange.
J'ai été émerveillé par le chant des grenouilles (j'ai pas réussis à en attrapper une seule...), j'ai admiré le scintillement des lucioles, au petit matin j'ai vu un renard et des pintades dont j'ai oublié le vrai nom (des perdrix?). Puis le chant des oiseaux au levé du soleil... Rien à faire. Je ne sais pas avoir peur en forêt la nuit. Nuit blanche, match nul.
Faut voir, j'ai un lourd passif.
Quand j'étais petit, j'avais peur du noir. Alors un jour j'ai décidé de combattre cette peur.
On était en vacance à Saint Crépin, petit village Aveyronnais, j'avais huit ans environ. Et il y avait un cimetière. (Insérez un bruit d'orage dans l'histoire, c'est une histoire à faire peur). C'était ma première sortie fugitive. En silence, comme une ombre, je me suis glissé dehors. En pleine nuit, en rase campagne. Je suis descendu le long du chemin, celui qui mène vers le cimetière. A chaque petit bruit j'étais terrifié, tétanisé. Mon coeur battait dans mes tympans, il me criait de prendre mes jambes à mon cou. Mais j'étais décidé, alors je continuai. Les arbres, formes inquiétantes dans le noir, bougeaient lentement et me regardaient fixement, prêts à m'attrapper. Puis vint le cimetière. Je me suis recroquevillé dans un coin, dos au mur. les yeux grands ouverts dans le noir, m'attendant à voir surgir à chaque instant une créature de film d'horreur. Et les heures ont passé.
Puis d'un coup je n'étais plus seul dans ce cimetierre. Il y avait l'autre visiteur nocturne. Il n'avait pas peur, il se balladait dans une allée, sa petite truffe en avant remuant l'air. Il avancait par petits bonds. Dressait ses grandes oreilles. Un lapin.
Pour le coup, j'étais bien loin du trip film d'horreur...
Au moyen age, on mettait à l'épreuve les jeunes initiés par une nuit seul en forêt. Ce rituel devait leur aprendre à surmonter leur peur, se dépasser. Certains racontaient avoir vu des créatures des bois, chimères, hydre ou autres licornes (emportaient-ils du vin avec eux ? lol).
Ce n'était pas la peur qu'ils devaient combattre, mais leur imaginaire qu'ils devaient surmonter. Pourquoi les gens ont peur la nuit en forêt ? Parcequ'ils ne mettent pas d'image, de nom sur les bruits qu'ils entendent, parceque leur vue s'arrête là où leur imagination prend le relai. En absence d'image, nous brodons, nous inventons, nous remplaçons par une image sortie de notre esprit. Le bruit du vent dans les arbres devient le chuchotement d'une créature maléfique. Un mouvement dans les ombres devient une bête qui rôde...
Et là dessus, notre culture ne nous aide pas vraiment : le grand méchant loup, le croquemitaine, un dracula par ci, un loup garou par là...
A huit ans, un petit lapin m'a fait comprendre tout ça. Fini la magie...
10:01 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (1)
17.06.2005
Conscience aveugle
Le 17/06/2005
Hier soir, je suis rentré un peu fatigué, on venait juste de tracter pour le concert de Beck et je m'amusais au départ à reconnaitre les têtes que je reconnaissais dans le métro. A force, on fini par tous se reconnaitre entre tracteurs. Je glisse lentement dans l'abime de mes reflexions sur le sujet, joyeusement entrainé par des pensées balladeuses, et avec, sans doute, une bonne sieste pour terminus...
D'un coup quelquechose attire mon regard, ou devrais-je dire mon attention parceque c'était on ne peut plus devant mes yeux. Rien de bien exceptionnel, c'était juste un ticket par terre. Les mouvements du train, les allées et venues des usagers, toutes ces voix qui parlent ou qui se taisent, sonneries éventuelles de téléphones...Non, rien de tout cela ne m'a sorti de ma torpeur. Mais un tout petit ticket de métro à moitié dissimulé sous un siège m'avait arraché à la réalité. Pourquoi cette chose insignifiante ? Combien de femmes enceintes ont du attendre qu'on leur laisse une place par politesse sans que personne ne les remarquent de tout le trajet? Alors qu'un tout petit ticket de métro s'est fait leitmotiv dans mes pensées.
Finalement, je me demande qui décide de ce que je vois.
C'est comme si un petit bonhomme en blouse blanche dans ma tête visionnait le film de ma vie. Quand quelquechose l'interpelle il appuye sur un bouton et soudain je vois ce qu'il veut me montrer. Une sorte de CSA de ma tête finalement!
Mais dans ce cas, quels sont ses critères de censure et pourquoi m'a-t-il montré un ticket de métro ? Il doit être un peu détraqué : je passe toujours à côté de tout et je ne vois finalement que des choses décalées, comme ce ticket de métro...
Imaginons...
Et si il était vraiment détraqué ? Qu'il décidait de filtrer tout ce que je vois pour ne laisser passer que des éléments dérangeants, douteux, tout ce qui est mauvais et contre moi ? Je verrais le mal partout, sombrerais dans la paranoïa, serais-je fou ?
Est-ce cela la folie ? La façon dont ce petit bonhomme du CSA filtre notre perception ?
Du coup, je relève la tête et regarde un peu autour de moi. Des gens montent, des gens descendent, un peu comme sur une scène de théatre où chacun joue un rôle de figurant entre chaque station. Chacun sa petite vie, son petit chemin, ses petites pensées, dans son coin. Parfois certains lèvent les yeux et me voient à leur tour, mais laplupart sont aveugles ou ne voient que des tickets de métro... J'en rigole intérieurement et je m'aperçoit qu'il y a un locataire de plus dans mon esprit. C'est une petite voix dans ma tête, un peu moi-même. C'est elle qui a décidé que le ticket de métro du CSA n'était pas intéressant, qu'il fallait mieux observer le reste, les gens. Ces deux là travaillent ensemble ?
Ca commence à faire beaucoup de monde dans ma tête, mais finalement, qui décide de ce que je vois ?...
16:45 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (1)
16.06.2005
Je tracte dans 2 heures 30 min...
Le 14/06/2005
... pour le concert de Camille au café de la danse. J'aurais mon joli petit t-shirt solsid et mes jolis petits tracts roses pour solidays. Y'aura pleins de jolis petits tracts roses par terre après...
J'aime bien le café de la danse, c'est chouette comme salle, un peu petit mais très sympa.
J'y ai vu Bic Runga l'an dernier, suivi de Mondo Diao. J'y retournerai bien pour voir Camille... ;-)
Le 14/06/2005... un peu plus tard
La honte... j'y suis pas allé... Je raconterai tout ça demain.
Le 16/06/2005
Je ne m'étais jamais rendu compte de tout ce qu'on s'inflige inconsciemment. Un repas tous les deux jours, quatre heures de sommeil par nuit, j'ai un peu trop tiré sur la corde ?.. On peut toujours tenter de se justifer : "l'été arrive, je veux profiter de la vie tant que je suis jeune, c'est bientôt l'effervescence fébrile des solidays, je veux pas rester chez moi, j'aime pas la télé, j'ai pas le temps...", là c'est plus possible. Tout ces beaux prétextes peuvent faire oublier la necessité de s'occuper un peu de soi. Je me suis carrément oublié à ce sujet. La frénésie de l'agenda, la fièvre des nuits blanches, la folie des sorties!!! L'angoisse d'une soirée à la maison qui devient inévitable, et qui, soudain, se transforme avec soulagement en virée dans les bois. Voilà plus d'un mois que ça dure.
J'étais donc parti pour tracter devant le concert de Camille. Je descend en conquérant à la station Bastille. Cinq cents petits tracts tout roses prêts à rejoindre des petites menottes de spectateurs de tout poil. Je traverse les longs corridors au pas de course (encore à la bourre), remonte les quelques marches qui me ramènent à la surface. En remontant, je commence à entendre le bruit des voitures, des gens qui parlent, toute cette vie sur cette place de la Bastille que j'apprécie tant. J'arrive en haut, il fait beau, je sens la chaude langue du soleil sur ma peau. Je m'arrête quelques secondes pour m'imprégner de cette ambiance. Puis direction la salle de concert!
J'ai dû faire à peine cinq mètres! Ce qui arriva n'était pas prévu au programme de ma soirée : voilà que la rue de la roquette se couvre de plein de petites étoiles filantes, une vraie féérie! Tout se met à osciller et d'un coup le sol m'attire - le malaise. Je me suis posé et j'ai attendu que ça passe.
Après c'était un peu tard pour le tractage et puis je me suis dit qu'il était préférable que je rentre à la maison. Finalement, une petite soirée chez soi c'est pas si mal non ?
14:40 Publié dans Pensées balladeuses... | Lien permanent | Commentaires (1)





