30.12.2006

Para los niños...

Petite étoile

J'ai trouvé mon étoile.. ma bonne étoile. Elle est toute petite et on a beaucoup de mal à la voir d'ici, mais maintenant que je l'ai trouvée, je la devine très clairement dans le ciel, elle est là, toujours, brille sans jamais s'arrêter. J'avais depuis longtemps arrêté de chercher parceque je n'y croyais plus, mais je suis tombé dessus par hasard. J'ai tout de suite su que c'était elle.

Parfois je me demande encore si je n'ai pas rêvé, alors je lève les yeux, je plisse les paupières et je la retrouve au firmament... je ferme les yeux et me rendort tranquille, et elle continue de briller et je l'aime, ma petite étoile.

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Pequeña estrella

Encontré mi estrella.. mi buena estrella. Esta pequeñita y es dificil de la ver desde aqui, pero ahora que la encontré, la advino muy claro en cielo. Esta siempre aca, brilla sin nunca detenerse. Desde hace tiempo, habia detenido buscar por qué no creia mas, pero la encontré por casualidad. Immediatamente supe que era ella.

En algunes occasiones, me pregunto todavia si no la soñé, entonces, aumento los ojos, doblo los parpados y la encuentra al firmamento... cierro los ojos y puedo dormir tranquilo, y sigue brillando y la quiero, mi pequeña estrella.

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04.01.2006

Merci !!!

Dans les épisodes précédents... (lire la note ici)

Le pauvre petit Doun' à 10 ans travaillait dans un sous sol glauque sans lumière sur des machines à coudre du sentier avec d'autres enfants immigrés. Il devait voler à l'étalage et faire passer de la drogue pour la mafia. Puis il travaillait toutes la nuit dans la mine pour nourir sa famille privée par la guerre. Bon mais surtout le petit Doun' avait 0,33 de moyenne en math au premier trimestre....


Le 04/01/2006

Devant ce triste constat, génitrice décida de m'envoyer au goulag : des cours de soutien ! Malheur ! Quelle punition ! Les oreilles basses, les yeux humides, la queue entre les jambes (non mais je vous jure...) je n'avais pas le choix. Je devais me résigner. Au fil des jours j'accumulais toute ma haine de cette situation jusqu'au jour J. Le jour où je devais exploser. Le jour où je lui montrerais à ce petit merdeux qui se fait des ronds sur mon sort en donnant des cours de soutien minables. Comme j'étais bien obligé d'y aller, je me suis dit qu'il en aurait pour son argent. Ca serait lui qui craquerait avant moi. Je deviendrais son pire cauchemard ! NIARK NIARK NIARK !!!


Me voici donc en chemin, petit démon, un cartable de 15 fois mon poids et 30 fois ma taille dans le dos en train de ramper vers mon premier cours de soutien. Oui je trouve trop drôle cette image des écoliers avec des cartables mille fois plus énormes qu'eux, étranges tortues des bacs à sable... Quand tu cherches un écolier c'est facile... soulève un cartable : l'écolier est écrasé en dessous !!!. (et après on ose dire que le mal du dos est le mal du siècle...) Bon peu importe... Le pire c'est qu'il faisait super beau et je savais mes copains en train de zoner dans les rues remplies de dealers par ce magnifique mercredi après midi... Je serrais les dents.


Je me souviens être arrivé devant cette grande baraque. J'allais le dévorer ce bouseux. Quelques marches à monter, Il allait dérouiller. Une saleté de sonnette : DING DONG. Il implorera ma pitié. Je lui arracherais les ...

Là un ange venait d'ouvrir la porte :
- "Bonjour tu viens pour les cours de soutien ?"

WOuahaaaaa. J'étais tout con, tout niais. Les mots s'étaient bloqués quelquepart entre un neurone et la gorge. Mon corps flottait là quelquepart dans le cosmos et moi j'étais sous morphine, langue pendue, yeux humides, les oreilles plaquées en arrières, et la queue... hum bref. Sous le charme.

Je ne mis pas longtemps à découvrir que cette baraque était le lieu de résidence de collocatrices étudiantes nymphomanes toutes plus mignonnes les unes que les autres. Un truc qu'à cet âge là je n'aurais pas imaginé possible. Le paradis sur terre. Et je nageais librement au milieu de tout ça, flottant sur un petit nuage, ensoleillé par leur sourires et .. leurs décolletés aussi mais je n'avais que 10 ans j'étais pas bien grand donc techniquement, je pouvais pas en profiter comme je l'aurais voulu à moins de stratagèmes tordus pour qu'elles se baissent devant moi... au moins mon imagination travaillait un max... et mes jeunes hormones avec...


Au milieu de toutes ces chérubines universitaires, un seul mec : mon prof de soutien.

J'étais surpris. Avant de venir j'imaginais un vieil ermite parcheminé agonisant dans un vieux manoir remplis de bouquins ésotériques sur Fibonacci, Pythagore ou d'autres instruments de torture poussièreux. Non j'étais dans une maison remplie de djeun's, de bonnes ondes. Tout trempait en permanence dans un bain de soleil déversé par des grandes baies vitrées et dans des flots de rires déversées par des jolis minois d'anges.

Au milieu de tout ça mon prof donc. Un djeun's cool qui prend pas la tête. Sympathique, vivant, djeun's quoi. On a commencé par parler de ma prof pour aboutir à sa conclusion : "ouais je vois c'est une vieille pute...". Arf ! Je l'ai adoré ce mec !!! Tout de suite !!! Et on a commencé à bosser... tout de suite...


Dès le départ on a revu toutes les bases. Il expliquait les choses avec une limpidité, une clareté divines. On bossait dur. Mais avec lui ça devenait intéressant. J'avançais avec plaisir.
Merde les maths c'était si simple en fait. Tout devenait évident. Une révélation. Un nectar divin. Plus je buvais et plus j'avais soif !!! Ce type avait su ressortir quelquechose au fond de moi que l'autre pétasse avait piétiné de bon coeur : le gout d'apprendre... Et là il m'avait donné une faim de loup !!! Pythagore t'es cool toi !! Thalès merde tu déchires grave là mec !! Les maths c'est que du bon j'en veux !!!

C'est comme si avant lui j'avançais les yeux clos sur un chemin tordu et inquiètant, remplis d'obstacles et de toiles d'araignées. Là il m'avait ouvert les yeux sur un chemin droit, engageant, où je pouvais commencer à m'élancer.

Bon parfois aussi il prenait son bédo tranquile à la fenêtre pendant que je faisais un exercice. Les effluves devaient me détendre un peu. Parfois aussi on entendait dans une chambre à côté quelques grincements et gémissements douteux, ponctués de "oui !" et de "encore !". Ca nous faisait bien marrer... l'ambiance était cool et j'aimais les moments passés avec lui. Et le plus étonnant, j'aimais les maths.


Le résultat a été immédiat. Premier contrôle : 18,5 !!! (1 point retiré à cause d'un commentaire à la fin de la copie du genre "alors je t'ai bien niqué là"). Je jubilais !!!

Du coup cette vieille peau n'y comprenait plus rien. Elle était persuadée que je devais tricher. J'étais accusé sans arrêt, surveillé sans arrêt. Au point de devoir faire mes contrôles sur une table tout seul dans un coin, sans trousse, sans feuilles, sans rien qui ne soit vérifié par un huissier (en fait un surveillant dépité qu'elle avait du payer pour venir expressément me surveiller de près...génial quoi...ça montre à quel point elle était conne). Elle s'acharnait cette salope mais elle ne pouvait absolument plus rien contre moi. J'étais devenu bon en maths, et pas grâce à elle. Tout ça avait le gout acidulé d'une bonne revanche : je lui pissais à la raie. En cours je faisais des petits avions.


Au milieu du troisième trimestre, mon prof de soutien devait déménager dans un coin où même moi à 10 ans je n'aurais jamais osé me promener. J'étais super triste. Adieu donc. Adieu jolies nenettes. Adieu un prof que j'aimais bien. Adieu... et merde, il pouvait pas attendre qu'on ai fini le programme de 4ième non ? (oui on avait pris deux ans d'avance en moins de deux trimestres...). J'étais dégouté... La prof de math quant à elle était partie en dépression nerveuse à peu près au même moment. Juré c'est pas de ma faute... enfin pas seulement la mienne hein.


Depuis j'ai grandi. J'ai eu plein de bons profs qui m'ont donné envie d'avancer et des mauvais que j'ai fait tourné en bourriques. Et j'ai toujours eu une facilité certaine pour les mathématiques. Un ovni des maths aux yeux de certains. Plus tard j'ai eu une prof de khâgnes qui m'a donné le gout des mots alors que j'étais déjà périmé (avec 4 en philo au bac y avait plus d'espoir pour moi...). Je suis devenu un ovni des dissertes aussi.
J'ai fait maths sup, maths spe (non ce n'est pas une maladie grave..) puis centrale. Tout ça en étant systématiquement dans les premiers aux épreuves de maths et de français-philo. J'ai même fait un blog. Incroyable hein !

Comme je le disais donc cette note là je la dédicace à tous ces profs et instits formidables qui savent redonner aux enfants le goût de l'apprentissage, ceux qui prennent leur mission à coeur et qui font parfois s'éveiller des vocations et sèment des graines de grands Hommes dans ces petits gamins.

Je la dédicace à cet étudiant qui m'a donné le gout des maths.
Je la dédicace à cette prof de khâgnes.
Je la dédicace à tous ces profs géniaux, melle Eme, M. Amazan, M. Lacomblez (quand il y a une lacune, il faut Lacomblez hum hum...), M. Berthelot... et j'en oublie malheureusement...

Mais surtout... je la dédicace à AbScisse avec toute l'affection j'ai pour elle et pour lui dire que MERDE ton pintaing de boulot de " payée-à-rien-fout' qu'on -se-demande à quoi ça sert ce boulot-débile " tu vois il sert à quelquechose.

Tous les autres tocards de prof de mes deux. Ceux qui disaient que je ne ferais jamais une scolarité normale, que les maths j'y comprendrais jamais rien, que je n'arriverais jamais à aligner trois mots... je vous pardonne, j'ai pitié de vous et de votre incompétence. Juste une chose : si un jour l'un de vous commence à se foutre de la gueule d'un de mes louveteaux, je lui fous un pain direct dans la gueule.

23:40 Publié dans Trucs de mômes | Lien permanent | Commentaires (46)

03.01.2006

Injustice

Le 03/01/2006

Je débarquais d'un univers vers un autre. Je venais du privé, d'une école où je cotoyais des enfants d'ambassadeurs. Je me souviens très bien de sa peau noire, son parfum, sa gentillesse, sa délicatesse et déjà à cet âge là je la trouvais sacrément hum hum... la fille de l'abassadeur de Mauritanie. Marianne : un parfum d'exotisme pour un gamin de 10 ans... Mais ce n'est pas le sujet.

Mes parents se sont séparés et hop me voici fraichement arrivé en 6ième dans un établissement public d'une banlieue chaleureuse mais sans plus. Il y avait juste des seringues dans les toilettes, du racket à tout va et plein de trucs sympas, juste de quoi agrémenter d'un peu de piment mes récréations. Finalement ça ne changeait grand chose pour moi. Avant je volais les fourchettes à la cantine pour les planter dans les mains de mes petits camarades, après ... je faisais pareil, mais l'absence de surveillance me permettant de dérober DEUX fourchettes ! Bref c'était le bonheur pour un gamin de 10 ans...

Toutefois il y a quand même quelquechose qui avait changé. Les trois quarts des profs se foutaient complètement de notre gueule. En particulier une. Une prof de math. Elle était petite. Elle était ridée. Elle était rigide. Elle était psychorigide. Glaciale comme un congel industriel. Sèche comme un vieux parchemin. Vivante comme une vieille momie. Affreuse. Méchante. Perverse. Mon grand amour quoi.

Et dans ma classe il y avait le petit Kamel. Je l'adorais ce petit gars. On était tout aussi sauvages. Avec lui on séchait les cours pour aller grimper dans les cerisiers pour s'empifrer de cerises... On évitait tous les coups tordus des plus grands qui voulaient nous racketter. On imaginait tous les faux plans pour faire tourner les surveillants en bourriques, et je crois même qu'à la fin les surveillants nous aimaient bien. Et il avait un tel sourire ce gamin, une telle joie de vivre, que je l'aurais suivi jusqu'au bout du monde.

On était ensemble en cours de mathématiques, aussi nuls l'un que l'autre dans cette matière. Et cette salope de prof elle nous aimait comme on peut aimer un crapeau écrasé il y a trois jours. Oui celui avec les asticots dedans et les mouches qui s'y promènent... Et pour le coup elle ne nous menait pas une vie facile (quoique nous non plus pour le coup...)

Jusqu'à ce jour du premier trimestre où elle nous fit un contrôle (sale teigne). C'était encore à peu près au début de l'année, mais elle avait déjà réussit à me débarasser de toute envie de faire des maths. J'étais dégouté de cette discipline gluante et malodorante et aussi passionnante que le crapeau crevé dont je parlais tout à l'heure. Quoiqu'au moins le crapeau il s'y passe des choses...

L'ambiance de contrôle donc. On entend les mouches voler dans la classe. Le bruit des stylo qui stylotent, des effaceurs qui effacent, des talons de cette salope qui talonnent de long en large entre les tables d'écoliers. Je sentais régulièrement son haleine fétide et son regard inquisiteur dans ma nuque quand elle passait au dessus de mon épaule. Comme si toute sa haine passait par ses yeux pour aller me piquer avec une aiguille dans le dos. J'ai bien eu l'idée de lui faire des croches patte ou de mettre mon sac en plein milieu de l'allée mais je n'ai pas osé. Impossible donc de me concentrer sur ma copie. J'avais trouvé malgré tout quelques réponses en grillant mes jeunes neurones.

Mais à côté de moi ce n'était pas le cas de Kamel. Lui il était dans la mélasse complète. Il ne s'en sortais pas. Sa tête fumait de la vapeur en forme de chiffres. Alors à un moment donné il m'a demandé de l'aide. J'ai pas hésité une seule seconde, je lui ai dis le peu que je savais pour l'aider... Et cette salope n'a pas hésité une seule seconde pour m'accuser de copier sur Kamel !!! Quelle injustice !!!

J'étais vert ! Outré ! Scandalisé ! Baffoué ! L'autre connasse m'accusait de tricher moi sa Sainteté Doun' ! Pour qui elle se prenait l'autre petasse ? Bouffonne ! Nique sa reum ! (Oui remarquez la vitesse à laquelle je me suis integré dans cette populasse des banlieues)

Je me retrouvais avec un 0 pointé. Collé. Parents convoqués...

- "Le comportement de votre fils est inadmissible. Il ne pourra jamais faire une scolarité normale. Il n'y arrivera jamais en mathématiques" disait l'affreuse connasse.
- "moui moui..." répondait ma mère habituée depuis que je suis en maternelle à ce genre de discours
- "Putain ! Nique ta race t'as qu'à pécho la copie de Kamel tu verras il a rien écris ! Qu'est-ce tu veux que j'ai copié pouffiasse !" argumentais-je timidement...
- "Je ne veux pas le savoir ! Il faut que vous fassiez quelquechose pour votre fils madame. Merci. Au revoir.".
La connasse putride avait clos le débat. Verdict sans appel.

Je l'avais mauvaise. Au travers de la gorge. A partir de ce jour, chaque fois que je croisais cette prof je serrais les dents et n'avais qu'une envie : me jeter à sa gorge. Si bien qu'à la fin elle longeait les murs. Mais niveau notes elle avait les pleins pouvoirs. Ah elle devait en jouir la petasse de ce pouvoir. Elle faisait tout pour me rabaisser. Elle en était devenue incontinente. Elle déversait à longueur de temps des mots doux et gentils comme autant de matière fécale sur ma personne. Même qu'à la fin y'en avait même sur les murs...

De mon côté je faisais tout pour désobéir. Lorsque mes copies n'étaient pas blanches, c'est parcequ'il y avait des dessins de têtes coupées et ensanglantées dessus (je sais pas c'était mon trip j'aimais bien et c'est pas trop dur à dessiner...)

Voici comment je me suis retrouvé avec 0,33 de moyenne au premier trimestre...

La suite au prochain épisode.

Postscrotum : Cette note est dédiée à tous les pintaings de cons de profs et d'instits de merde que j'ai pu croiser, ceux qui sont réellement incompétents, qui n'ont rien à foutre là. Tout ces parasites qui détruisent les mômes alors qu'ils ne demandent qu'à grandir bordel.

La prochaine note sera dédiée à tous ces profs et instits formidables qui savent redonner aux enfants le goût de l'apprentissage, ceux qui prennent leur mission à coeur et qui font parfois s'éveiller des vocations et sèment des graines de grands Hommes dans ces petits gamins.
Elle sera surtout dédiée à AbScisse.

La suite là

14:40 Publié dans Trucs de mômes | Lien permanent | Commentaires (15)

22.12.2005

Une nuit de rêve...

Le 22/12/2005

Premier acte.

J'étais dans l'un des nombreux couloirs. Un vrai dédale de pièces et de corridors, remplis d'angles et de pièces étroites. Je crois que c'était à bord d'un bateau déserté et j'explorais cet univers un peu décalé, un peu flottant. Non pas que cet environnement tanguait au rythme régulier d'un balancier comme un bateau sur l'eau en mouvement, mais il y avait dans ce monde une impression de flottement, de vide. Comme si les choses n'existaient pas vraiment. Et j'avançais.

Je ne me posais aucune question. Ce que je faisais là, ce que je cherchais, d'où je venais, qu'est-ce qui me guidait ici. Non rien de tout ça. Je me voyais juste avancer.

Au détour d'un couloir, j'entrais dans une pièce remplie de peluches et de poutres. La pièce ressemblait plutôt à un comble d'immeuble moderne, aménagé en chambre ou plutôt en grand espace de jeu pour enfant. Les peluches étaient disséminées un peu partout dans la pièce sur les tatamis. Et toutes souriaient et me regardaient. Certaines me parlaient. Ou plutôt je les entendais, car aucune d'elle ne savait bouger. J'entendais leurs voix dans ma tête. Des petites voix aigues et enjouées de peluches. Elles voulaient s'amuser. Elles riaient. Elles m'accompagnaient là-bas, plus bas.

Car il y avait une sorte de trou dans la pièce, dissimulé par une grande poutre. Je ne le voyais pas vraiment, mais je le devinais. La pièce descendait légèrement sur la gauche de la poutre et semblait partir en colimaçon dans ce trou dans un étrange dédale d'autres pièces et de poutres. Le tout donnait l'impression d'une maison de poupée ouverte dont on pourrait voir toutes les pièces éventrées d'en haut. Pourtant d'où je me tenais je ne voyais rien de tout cela.

J'avançais de peluche en peluche, écoutant leurs petites voix joueuses dans mon esprit. Je commençais à descendre. Je ne voyais toujours pas le trou mais je les entendais, toutes les peluches en contrebas. Elles m'appelaient. Me disaient de venir m'amuser avec elles. Autant de petites voix entrainantes et amusées qui formaient comme une toile de fond, une toile de sons. Mais pas assez fort. J'entendais aussi dans mon esprit, un peu etouffées, masquées sous cette toile, les cris des autres enfants. Des plaintes d'enfants torturés en bas. Des cris d'horreur. Emprunts de cette même horreur qui me parcouru le long de la colonne pour remonter dans ma nuque.

Alors affolé je disais non, mais poliement, j'essayais de remonter, de sortir. Les peluches me disaient que je devais rester et jouer avec elle, que je devais descendre, de leur voix malsaines et enjouées. Ce même sourire malveillant imprimé sur leurs visages de jouets. Je leur disais dans mon esprit que je n'étais qu'un petit garçon et que je devais rentrer. Elles me terrifiaient. Je sentais dans leur regard, dans leur voix qu'elles me voulaient du mal. Je leur disais que je reviendrai m'amuser une autre fois avec elles pour qu'elles me laissent. Mais elles savaient que j'essayais de m'échapper. Alors elles me disaient de rester avec elle. Chacune de leur voix etait comme une main invisible qui m'agrippait et m'entrainait vers le fond, vers l'horreur. Comme une toile d'araignée dans laquelle je m'étais englué. Je ne devais pas montrer à quel point elles me faisaient peur. Je faisais semblant de les trouver amusantes. Je devais rester poli. L'épouvante me pétrifiait. J'essayais bien de remonter, l'air de rien, mais c'est comme si j'avais des dizaines de peluches accrochées à mes pieds, m'empêchant d'avancer.
Et ces voix de peluches dans ma tête : "Reste avec nous ! On s'amuse bien ici ! Nous sommes tellement. Viens t'amuser ! Descends en bas"

Second acte.

Je ne sais comment j'ai réussis à m'en sortir et j'étais retourné dans les quartiers. J'étais dans une sorte de dortoir sombre et très étroit. Il faisait nuit à l'intérieur. Je sentais toujours les doigts de l'effroi effleurer ma nuque alors que des chuchotements de peluches y parvenaient encore. Il y avait devant et derrière moi des rangées de lits de camps. C'était une petite pièce en fait. Je sentais la présence de la créature devant. Elle s'emparait de l'esprit d'un enfant endormi dans un horrible chant de peluches que je refusais d'entendre. Elle l'envoutait, l'entrainait dans son trou. Les trois enfants allongés derrière étaient raides commes des quilles. La panique s'était emparée de moi. Je me vis saisir alors deux des trois enfants par les pieds dans un élan de folle terreur. Et je me mis à frapper l'enfant possédé. Je donnais des coups d'enfants dans tout les sens. Les enfants-quilles se maniaient comme des battes de base ball et je hurlais de terreur.

Dernier acte.

Je sortais d'une chambre avec deux chats. Tout était plongé dans un silence de mort. Comme une chappe de plomb, un calme lourd de sens. L'horreur était là et je suivais les deux chats. J'avais tellement peur que je ne pouvais plus qu'avancer. Les chats sentaient des choses que je ne pouvais pas sentir. Et c'était la seule chose dans laquelle j'avais confiance. Ils tournèrent dans une petite pièce carrelée, des douches, et moi juste sur leurs talons.

C'était une petite pièce glauque avec un lavabo et deux cabines de douches derrière des portes à rabas, un peu comme deux chiottes de gare. Les deux chats s'étaient arrêtés devant chacun une porte. Je devais donc choisir. J'avançais lentement la main vers la porte de droite, terrorisé. Dès que le bout de ma main toucha la porte, je la poussai violemment et me retira aussitôt par peur, parcouru de frissons. L'horreur aurait pu se dissimuler derrière cette porte. Mais non rien. Je n'étais pas soulagé pour autant car il y avait l'autre porte. J'avançais lentement le bras vers cette porte. Horrifié, lentement, tetanisé. Je commençais à pousser la porte. C'est là que je sentis une résistance. La peur me saisit soudainement et me fit me plaquer contre la porte pour la pousser le plus fort possible. Je sentais dans un bruit de suscion la créature coincée entre la porte et le mur de douche. Et je poussais de toute mes forces. La frayeur avait pris possession de tout mon être, me dictait la folie. Je sentais la chose au travers de la porte. Sa consistence molle et immonde. Je l'entendais suinter. J'étais horrifié. La porte était ma seule défense. Je devais tenir. Je poussais comme un dément. Une partie de la créature dépassait de la porte. Je la sentais glisser, s'échapper. Tout en maintenant la porte, je me saisis d'une sorte de tube ou d'antenne qui dépassait. La peur m'avait rendu animal. Pour me défendre je devais lui faire mal. Je me saisis donc de cette extremité que je tordis en vain dans tous les sens en essayant de la casser.

Je me rendis compte qu'il s'agissait d'un tube de mousse rose ou bleue pastel. Je pense avoir ressenti plutôt qu'entendu une sorte de rire. Le rire de l'horreur. Son rire au moment où elle s'était glissée dans l'évacuation de la douche, aspirée comme l'eau d'un bain. Aussitôt je fis couler de l'eau chaude. Au moins j'espèrais l'ébouillanter. Et je me suis réveillé.

14:55 Publié dans Trucs de mômes | Lien permanent | Commentaires (34)

21.11.2005

Note interdite aux moins de 18 ans / ma première expérience charnelle

Le 21/11/2005

Voilà c'est fait, je me lance...

Bin oui tout ça c'est la faute de la Désordonnée. Elle a eu la folle idée de lancer l'idée idiote de faire une chaine de Q. Non c'est pas ce que vous croyez c'était juste pour glisser le mot idée deux fois de suite dans la même phrase, parceque d'idée sur ce coup là elle en a eu une bonne. Oui je disais... non ce n'est pas une chaine de Q comme celles où on peut voir des demoiselles dénudées dans de facheuses postures, tranquilement devant son poste de télé avec une petite bière... C'est bien pire. Elle veut que tout le monde raconte sa première expérience charnelle... Tout un programme en fait. Les explications sont là.

J'ai longtemps hésité à participer à cette chaine. (non en fait j'avais autre chose à foutre ce week end) alors voilà c'est fait je me lance... Il y en a qui peuvent être choqués, sait on jamais, je vous conseille d'aller voir sur un autre blog si j'y suis... (ou d'aller vous faire foutre éventuellement, ça fera un truc à raconter sur votre blog pour la prochaine chaine de Q débile...)

Bref... Et je vous préviens, c'est pas très romantique :)

C'était un week end de famille si je me rapelle bien, un de ses week end remplis de cousins et de cousines dont on se rapelle pas forcément le nom. Le tout dans une grande baraque remplis accessoirement de chambres (très pratique pour la dite affaire). J'étais assez jeune, mais bien assez agé pour ce genre d'expérience.

On avait fait ce qui m'avait paru des milliers de kilomètres pour y arriver. Je me rapelle encore que c'était un été, un de ces été ensoleillés, chaud, moite. On avait hate d'y être. J'avais faim. Nous sommes arrivés dans les derniers, un peu avant midi. Forcément, ils étaient tous là à nous attendre, impatients. Pas de nous voir, mais de passer à l'apéro. D'une volée en rentrant dans le salon j'ai pu voir tous les visages, ces têtes de cousins de cousines, d'oncles, de tantes... et je l'ai vue. Ca a fait tilt tout de suite. Je crois bien qu'elle aussi m'avait vue. Je n'ai eu qu'une envie et c'était immédiat. Mais le temps de dire bonjour à tout le monde et de faire toutes les lechouilles d'usage, elle avait disparu. Je ne savais pas où elle était passée. J'étais à la fois intrigué et contrarié.

Les petites cochonailles de l'apéritif puis le déjeuner ont finalement eu raison de mes pensées douteuses (bah oui hein on se refait pas...), mais je me posais quand même des questions. D'ou venait-elle, pourquoi n'était-elle pas revenue, comment elle s'apellait, est-ce que je la reverrais... et surtout est-ce qu'il y aura du rab de ce délicieux gateau. Mais j'étais trop timide pour demander quoique ce soit (sauf pour le gateau).

Finalement j'y pensais plus tellement et l'après midi avançait. J'étais passé à d'autres occupations. Des occupations classique de week end en famille. (Faites un copié collé de vos week end, ceci est une histoire personnalisable à souhait). Mais voilà qu'au moment le plus inattendu, une de mes tante vient me voir et me dit qu'elle avait remarqué comment je l'avais regardé en arrivant, et qu'elle était dans une chambre quelquepart, que je n'avais qu'à la rejoindre.

NOTE aux lecteurs : oui bon.. j'ai effectivement une tante qui a participé à cette affaire. Ne vous posez pas trop de questions j'ai une famille qui est comme elle est hein... ça doit expliquer bien des choses d'ailleurs !!! N'est-ce pas ma petite mamante chérie :)

J'y suis allé forcément, et seul forcément aussi. Une fois devant la porte, j'ai attendu 2 secondes. Juste histoire de reprendre mon souffle. La porte n'était pas fermée, juste entrouverte. Je voulais rentrer discrètement et ne pas la surprendre. Ensuite, tout s'est passé plutôt rapidement, c'était pas vraiment romantique et sans préliminaires, je vous aurais prévenus. Ames sensibles s'abstenir.

Elle était allongée sur le lit. Elle était à poil. Forcément dans ces conditions, ça a anoncé la couleur tout de suite. Je me suis approché doucement, instant terrible. Je me suis assis à côté d'elle. Je l'ai regardée un moment, magnifique specimen. On ne s'est pas dit un mot. Tout était dans le regard et dans les gestes.

Quand je me suis assis, elle s'est tournée sur le dos, m'invitant sans équivoque à lui donner du plaisir. Elle bougeait doucement, lassivement, avec beaucoup de sensualité. Et là je n'avais qu'une obsession, (parlons cruement, mais parlons bien après tout j'ai pas honte de ce qui s'est passé), toucher cette chatte dévoilée, offerte devant moi. Sans quitter ses yeux du regard, j'ai glissé une main dans sa toison. avec tendresse. Sur le coup je l'ai sentie réticente, surprise peut-être que je m'y prenne de cette façon. Elle m'a d'abord agrippé le bras. Mais j'ai continué, doucement. Elle, jouant sa féline, a commencé à me griffer la peau mais doucement sans me faire mal, tandis que mes mains peu expertes encore à cet age exploraient ce trésor qui s'offrait pour la première fois à moi. J'y prenais beaucoup de plaisir... et puis elle aussi visiblement. Alors j'ai continué à la caresser, puis on a commencé à jouer tous les deux. Ca a été terrible. Je m'en rappelle comme si c'était hier. Un moment qui m'a laissé un sourire débile pendant plusieurs jours. C'était la première fois que je caressais un chat siamois.

Bon ok il me semble qu'à défaut d'une chatte c'était une chienne que j'ai carressée en premier, mais bon elle je m'en rappelle plus très bien, j'étais trop petit... alors j'ai triché et j'ai raconté cette première fois là dont je me rapelle très bien :) alors satisfaite mamante ?

Edit : oui j'ai pas pu m'empêcher de rajouter ce petit passage, c'est pas de moi, je suis très loin d'avoir son talent, mais j'invite les petits cochons et les petites cochonnes à lire c'est divin : une histoire plutôt canine ... je vous invite à découvrir ce blog.

11:45 Publié dans Trucs de mômes | Lien permanent | Commentaires (33)

04.11.2005

Egratignures

Pour continuer dans la série des trucs de mômes... (attention ça peut vous choquer) j'aime bien quand je m'égratigne...
Quand c'est un choc, ce sont les sensations. Un peu comme si ton coeur se mettait à battre à l'endroit où tu t'es fait mal. Un sensation sourde et lancinante. C'est comme si tu te sentais vivre précisément à cet endroit. Toutes tes petites cellules, tout tes petits capteurs qui te crient : "hé on est là, on est vivants, on s'est fait mal youpiiii !!!".
Quand c'est une coupure, tu as parfois la vive douleur de la coupure, celle où tu sens la lame se faire un chemin en déchirant tes chairs, mais tu ne le sens pas toujours. Tu as le sang qui coule, tiède. Que tu portes aussitôt à ta bouche pour ne pas le laisser couler partout. J'aime bien le gout de mon sang, un peu métallique, et son odeur aussi. Parfois je le laisse couler, je le vois dessiner des minuscules rivières le long de la peau, rouge vives. Les goutelettes qui se détachent pour tomber au sol. Et lentement très lentement, les rivières s'épaissisent, deviennent plus sombres, s'assèchent. Le sang coagule. Et là tout fini par s'éffriter en petites paillettes rouges sombres.
J'aime bien les croutes que ça fait après une égratignure. Je m'empresse aussitôt de les arracher pour découvrir toute cette vie grouillante juste en dessous. Cette peau qui se reconstruit. Ce morceau de moi qui vit tranquilement sa vie de tissu organique et me regarde l'air de dire "bon tu me laisses bosser oui ou non ? alors arrêtes de retirer la croute et fou moi la paix". J'aime bien la sensation quand la croute se détache de la peau. Cette sorte de démangeaison...

J'aime toute cette foule de petites choses qui me font sentir comme si j'étais vivant.

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03.11.2005

Godasses et trucs de mômes

Je pensais à Lucie là...

Alors oui je l'avoue, j'aime bien quand j'ai un petit caillou qui s'est glissé dans ma chaussure. C'est marrant de jouer à le faire passer d'un orteil à l'autre... de marcher dessus et ressentir le picotement. de le perdre au détour d'un escalier pour le retrouver de l'autre côté de la godasse après quelques mètres de marche à pied...

Oui bon on s'amuse comme on peut hein...

16:55 Publié dans Trucs de mômes | Lien permanent | Commentaires (11)